Patrimoine


A la découverte des monuments de Port d’Envaux

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Vous pouvez visiter

 

Vous pouvez apercevoir

 

Eglise de Saint-Saturnin de Séchaud

 

Elle a été construite selon les sources soit au XIème siècle, soit au XIIème siècle, mais elle n’a conservé de cette époque que son abside, les murs latéraux de la nef ainsi que la base et le premier étage de son clocher. Le XVème siècle a vu la construction du deuxième étage de la nef. Alors qu’au XVIème siècle, les hommes ont surélevé ses murs . L’église devient alors, un lieu fortifié par l’établissement d’un chemin de ronde couvert qui fait le tour de cette dernière et prend jour sur l’extérieur par de nombreuses ouvertures, meurtrières ou embrasures. Au cours du XIXème siècle, et plus précisément en 1896, se termine la construction de la façade de style flamboyant qui fait porche à l’occident et masque une façade plus ancienne qui avait été agrandie au XVème siècle.

Les murs latéraux de la nef, aujourd’hui percés de grandes fenêtres ogivales, ont encore à leur ancien sommet une ligne de modillons romans, dont la plupart des motifs habituels y sont représentés. L’abside circulaire, quant à elle, se subdivise en cinq aires séparées par des colonnes montant du sol jusqu’à une corniche à modillons qui se prolonge sur les murs du transept et porte la toiture. Une fenêtre romane orne chaque aire, deux sont ouvertes, deux sont aveugles et la centrale est masquée par un gros contrefort. La porte d’entrée secondaire, au bas du croisillon droit, refaite à la même époque que le porche, est l’oeuvre des frères Arnold, sculpteurs saintais qui ont également exécutés quelques chapiteaux à l’intérieur de l’église, représentant les 3 âges de la vie.

La nef compte deux travées, vastes et carrées, voûtées en ogive. Des groupes de trois colonnes à chapiteaux courts reçoivent les arcs de la voûte. Deux de ces groupes réunis par un double terminent la nef. Il est à noter que jusqu’aux guerres de religion, ce n’était pas seulement trois monuments qui marquaient le paysage, mais quatre. D’après la tradition, adossé à l’église, se trouvait un prieuré de la Chaise Dieu. Ce monastère de fondation royale avait le droit de haute, moyenne et basse justice sur tout le territoire de la paroisse.
Nous pouvons supposer que ce monument, dont il ne reste plus aucune trace visible, aujourd’hui, a été détruit par les protestants le 6 avril 1564. Le parlement de Bordeaux condamne à mort 579 rebelles dont les autorités protestantes du village.

Offices religieux : Cliquez ici

La girouette de son clocher est un drapeau français.
Sous la 2ème République (1848-1852), un élan patriotique s’est traduit, avec l’accord des autorités religieuses,  par l’installation de drapeaux sur les clochers des églises.
Port d’Envaux est une des rares communes du département à avoir conservé ce symbole.

 

 

 

La Prévôté

 

La Prévôté  est délimitée par une enceinte dont il reste la partie méridionale et occidentale où deux meurtrières sont encore visibles. Contre cette enceinte s’appuie différents corps de bâtiment. Le pigeonnier est situé dans la cour, à environ 20 mètres du logis. Il est en forme de carré.  L’accès se fait par une porte unique avec un escalier de 11 marches. Elle était le logis du prévôt royal dont les obligations étaient de citer et garder tous larrons et malfaiteurs arrêtés dans les paroisses de Saint-Saturnin et Plassay, puis de les conduire à Saintes.

 

Maison forte « La Tour »

Maison forte du XIVème siècle bâtie pour la défense, avec un long mur d’enceinte, pourvu d’archières et de meurtrières. Au moment de la guerre de Cent Ans, la Tour fut la demeure du Sénéchal anglais, c’est-à-dire du Chevalier nommé par le Roi d’Angleterre pour veiller à la justice. Ce manoir se compose de deux tours : une ronde tronquée à l’angle Nord-Ouest et une autre tour octogonale sur la façade sud, saillante, ayant en son sein un escalier à vis permettant une distribution verticale des différentes salles de la maison forte.

 

Château de Panloy

Le Château de Panloy a été construit le long de la Charente sous Louis XV.
Il appartient toujours à la même famille depuis cette époque.
C’est donc une atmosphère très authentique et un mobilier d’origine que l’on découvre durant une heure en suivant une visite à l’intérieur du château : salon, salle à manger, galerie de chasse, chambres, combles… Une surprenante cafetière de 1840, des tapisseries de Beauvais, une amusante baignoire Louis XV, des lampes à huile, une chaise à porteur et de nombreux objets témoins de la vie d’autrefois surprendront les visiteurs.

La chapelle, les écuries, la buanderie pour le lavage du linge à l’ancienne et la boulangerie complèteront le parcours extérieur.
A ne pas manquer dans le parc,  le superbe pigeonnier daté de 1620. Une promenade est possible dans le parc et les bois du château, espaces naturels préservés, pour y rencontrer les animaux de Panloy et découvrir la faune et la flore qui peuplent le parc. Des animations pour enfants (chasse au trésor et jeu de piste) sont proposées.

Visites d’avril à novembre.
Sur place : chambres d’hôtes et organisation de réceptions.
Renseignements sur le site : www.panloy.com

 

Château de Mouillepied

 

 

 

 

 

 

Le domaine doit son nom aux nombreuses sources qui y prennent naissance. Taillebourg, à 2 km sur l’autre rive de la Charente, fut témoin de la fameuse bataille à l’issue de laquelle le Roi de France Saint Louis reconquit l’Aquitaine qui était sous domination anglaise depuis plusieurs siècles. Cette bataille fut immortalisée en 1837 par le peintre Delacroix. En 1638, le Sénéchal, Sieur de Mouillepied était assesseur du Comte de Taillebourg. Château Mouillepied doit son aspect actuel à l’ingénieur en chef de l’arsenal de Rochefort, Guillaume Clairins des Lauriers, Chevalier de Saint Michel, qui agrandit cette demeure en une agréable résidence de style classique XVIIIe agrémentée de jardins en terrasse et de pièces d’eau.
Toute l’année les propriétaires vous accueillent dans ce château du XVème et le XVIIIème siècle restauré dans le respect du patrimoine avec le confort d’aujourd’hui.
Renseignements sur le site : http://www.chateaumouillepied.com

 

Château du Priousté

 

 

Dominant la Charente, il fût aménagé, à la fin du XIXème par Abel Mestreau qui  décida d’y bâtir un logis dans l’esprit renaissance.

On l’aperçoit idéalement lors des croisières sur la Charente,
entre Port d’Envaux et Saintes.

 

 

 

 

 

Les Belles demeures

Ces maisons ont été construites entre le XVIIIè et le XIXè siècle, date de l’essor commercial du port. Elles sont situées entre la Charente, et la route principale du village, voies de communication nécessaires aux échanges et au  commerce. Elles s’étendent le long de la Charente. Entre chaque maison, on pouvait emprunter un petit chemin qui permettait d’accéder directement du village au port. De nombreuses personnes pouvaient ainsi se rendre facilement sur le port pour y travailler, ce qui favorisait l’échange des marchandises et leur circulation. Le nombre de ces chemins témoigne d’une grande activité portuaire durant cette époque.
Ces grandes maisons ont donné un nom à cette rue  :  la Rue des Armateurs. La capitainerie est située en amont de toutes les autres maisons d’armateurs le long du fleuve. Elle est exactement dans l’axe de la Charente, ce qui permet d’avoir une vue sur l’étendue du port de part et d’autre.

 

Les Lapidiales

 

 

 

 

 

 

Dans l’ancienne carrière au lieu dit « Les Chabossières » sur la route de Port d’Envaux, découvrez un espace culturel fondé sur la Pierre et un lieu de  création dédié à la sculpture sur pierre.

Les Lapidiales c’est aussi et surtout : un lieu de rencontres et d’échanges autour des anciens fronts de taille entre artistes régionaux, nationaux et  étrangers, un lieu d’inspiration pour le spectacle vivant à découvrir.

Renseignements sur le site : http://www.lapidiales.org

Les Lapidiales s’ouvrent sur la Galaxie des Pierres Levées ;
de magnifiques mégalithes sculptés sont à admirer sur le site du Pôle Nature de la Pierre de Crazannes et sur le site de Port d’Envaux.  Ces sculptures sont destinées à essaimer le talent des sculpteurs et la culture du monde aux quatre coins du département.

 

   Les Chabossières

La grotte des chabossières était autrefois une carrière d’exploitation de la pierre de Saintonge que l’on extrayait aussi à Crazannes et à Plassay.
Cette pierre aurait servi à la construction de quelques monuments célèbres : la Cathédrale de Cologne, le socle de la statue de la Liberté, le Port de Hambourg…

C’est aujourd’hui un lieu ouvert à la location (voir location des salles : la Caverne).

 

Le Pré Valade

Le Pré Valade est une aire de loisirs de 2,5 hectares ouverte au public depuis juin 2000. Ce site sauvage situé près de la Charente, a reçu de nombreux aménagements : un parking, un cheminement piétonnier, l’éclairage public, la restauration de deux lavoirs, une aire de pique-nique, une décoration de fleurs et d’arbustes, une signalétique en français et anglais. Les enfants des écoles participent ponctuellement à l’embellissement des jardins avec la collaboration  des employés municipaux et des membres de la Commission « Fleurissement »  .

 

La Chaussée Romaine

La Chaussée de Saint-James  construite sur une ancienne voie romaine, probablement au XIIe siècle par  Geoffroy de Rançon, Seigneur de Taillebourg, permettait de rejoindre Taillebourg par un pont sur la Charente. Elle comprend 22 arches dont 3 voûtées d’origine. Maintes fois remaniée entre le XIIe  et le XXe siècle, la chaussée est toujours utilisée comme voie de secours lors des grandes crues de la Charente. Cette chaussée fut le décor d’un épisode historique rendu célèbre par DELACROIX au XIXe siècle avec son tableau « La bataille de Taillebourg » immortalisant ainsi l’affrontement de Saint-Louis et d’ Henry III, roi d’Angleterre, le  21 juillet 1242. Une plaque commémore la victoire de Saint Louis.

Traduction des écrits sur la plaque : « Au chef très glorieux et très saint, le plus énergique défenseur de l’indépendance de la patrie, Louis IX qui, sur le pont de Taillebourg ainsi que sous les murailles de Saintes, les 23 et 24 juillet 1242, tailla en pièces et mit en déroute l’armée anglaise. La Société chargée des archives historiques de la Saintonge et de l’Aunis, en très légitime hommage rendu à la valeur personnelle, a placé cette plaque gravée le 24 juillet 1892 ».

 

La Chapelle de Saint-James

Elle a été reconstruite après les guerres de religion sur les ruines d’un ancien prieuré, qui au XIIIème servait d’hôpital. Son implantation s’est réalisée en bordure de la Charente, près de la Chaussée de St James et sur la route de St Jacques de Compostelle. Jouxtant cet hôpital, se trouvait un prieuré qui était desservi au XVème siècle par les Trinitaires. Ses derniers dirigeaient la chapelle et ses dépendances. Les frères Trinitaires étaient soumis à une discipline sévère et suivaient de près la règle dite de Saint Augustin. L’établissement affilié, appelé maison, était dirigé par un ministre et le supérieur de l’ordre était le ministre général. Ils ne possédaient pas grand chose, seules quelques terres qu’ils affermaient à des tenanciers, vivaient de dons et d’aumônes, mais bénéficiaient d’un certain nombre de privilèges comme le droit de justice, l’exemption de dîmes, le desgrain, etc.. Les revenus leur permettaient de faire face aux multiples dépenses auxquelles ils étaient sujets. L’exploitation et la mise-en-valeur du temporel exigeaient de nombreux frais, ainsi que l’administration. Le rôle des hospitaliers consistait à accueillir les pauvres, les pèlerins et les malades au-sein de leur établissement afin de leur prodiguer, la nourriture, les soins médicaux et le coucher nécessaire. En plus des soins matériels, les préoccupations religieuses étaient aussi importantes. La vie religieuse exigeait une sévère réglementation. L’élévation d’une chapelle et la célébration du culte divin n’est consentie qu’après le consentement des communautés ecclésiastiques. Ensuite les droits et les attributions des desservants de l’Eglise sont désignés par l’évêque. Enfin, des conflits ont éclaté entre le seigneur et le prieuré en ce qui concerne les droits et les prérogatives de chacun. Le prieuré jouissait de privilège comme le droit de justice. L’élargissement des droits et des responsabilités du prieuré ont entraîné le développement de discordes entre le prieuré et le seigneur de Taillebourg.
Le prieur devait rendre hommage au seigneur à-travers la course à la pelote qui se déroulait lors d’une grande foire. Ce dernier s’y prêtait avec quelques réticences puisque l’insigne de son ordre était bafoué et roulé dans la terre lors de cette course. La forme de l’hommage met en évidence la hiérarchie des puissances dans l’organisation de la foire ; de bas en haut, on rencontre le lieutenant des marchands de la province, le prieur et le roi. La pelote passe des mains du premier dans celles du second et dans celles d’un officier royal, du moins quand ce dernier est présent.

 

La place de la Marine

place de la marine

Fut inaugurée en 1990. Elle est ornée d’une plaque sur laquelle sont gravés les noms des 34 bateaux à vacation mixte (fluviale ou maritime) avec les noms de leurs capitaines et armateurs. On compte : 1 lougre, 2 bricks goélettes, 9 goélettes, et 21 sloops.
Tous ces bateaux sont armés pour l’océan, on ne parle pas des gabares qui, elles, étaient exclusivement destinées à la navigation fluviale.Cette plaque est due à l’initiative d’un descendant d’un capitaine au long cours et à la générosité publique. Elle fut installée en 1932.
Lougre : navire à deux mâts gréés au tiers.
Brick : navire à deux mâts gréés avec des voiles carrées.
Brick goélettes : navire à deux mâts gréés avec une voile aurique au grand mât et une voile carrée au mât de misaine.
Goélette : navire à deux mâts dont le grand mât est à l’arrière.
Sloop : navire à un mât n’ayant qu’un seul foc à l’avant.

 

Les fontaines

Elles sont nombreuses et très jolies, formant de petits cours d’eau. Elles étaient appréciées des Lavandières.
La Raudière, Les Rivauds et Saint-Saturnin en sont quelques exemples.

 

Le cadran solaire

Le cadran solaire fait l’angle de « la maison du cadran » à Saint Saturnin de Séchaud, ancienne paroisse de Saint Sorlain de Séchaud, devenue Saint Sorlin puis Saint-Sornin et érigée, en l’an I de la République, en commune de Saint Saturnin de Séchaud. Cette maison devient alors la mairie. Le premier administrateur, jusqu’en l’an IX, est le citoyen Gaston Chouet. La tenue de l’état civil est assurée par le premier « officier public », François Michaud.

 

Tumulus du Peux

Deux tumulus existent aux lieux dits « Le Peux » et « Le Petit Peux »
Le Peux : Cette grosse motte de terre, située dans les bois, derrière le village du Peux, n’a jamais été fouillée. On ne sait donc pas ce que ce tumulus contient (dolmen ?) et de quand il date.
Le Petit Peux : Il semble qu’il s’agisse d’un temple rond dont les restes sont perdus dans les ronces. Tout autour, dans les champs, on trouve des morceaux de tuiles et de marbres dont certains sont travaillés et sculptés.

 

Petit Patrimoine